Une expression que je déteste

S’il y a bien une expression que je déteste quand je demande à une personne : « comment ça va ? », c’est la réponse : « comme un lundi ».

 

Pourquoi Le lundi ?

Ces 3 seuls mots « comme un lundi » évoquent diverses significations dans la bouche de mon interlocuteur, et j’imagine que, pour lui :

  • le lundi est un mauvais jour,
  • par opposition au week-end qui lui est agréable car il peut faire ce dont il a envie, passer ses loisirs avec ses proches, ses amis,
  • c’est le début d’une semaine d’un travail qu’il n’aime pas, qui lui insupportable voire pénible,
  • il souffre au boulot chaque journée et attend avec impatience qu’elle finisse pour rentrer chez lui,
  • il subit cette quotidienneté répétitive pendant 5 jours et commence à « revivre » en pensant au vendredi soir.

Et si on changeait ?

Comment une telle personne peut-elle accepter de continuer à vivre ainsi, en sacrifiant 5/7ème de son existence dans un travail qu’elle n’aime pas ?

Pourquoi n’essaie-t-elle pas d’appréhender son travail de manière à en retirer des satisfactions ?

Pourquoi ne cherche-t-elle pas à changer de service, d’entreprise ou d’emploi ?

Peut-on accepter de « perdre sa vie » à la gagner ?

Combien de personnes se retrouvent-elles dans cette situation absurde, métro-boulot-dodo, un job qui ne leur plaît pas, avec pour seule embellie la perspective du week-end ou des vacances ?

« Le lundi au soleil »

Ce cliché du « lundi pourri » est tellement ancré dans notre société, qu’il paraît normal de ne pas aimer son travail, d’y être morose et sans motivation sinon celle de la paye de fin de mois, et de passer son temps à attendre les loisirs. A tel point que le chanteur Claude François avait pris le contrepied en inventant « le lundi au soleil ».

Si nombre de personnes acceptent cette situation, c’est qu’elles ont du mal à envisager le changement. Le « connu » est moins angoissant que « l’inconnu ». Elles retardent consciemment ou inconsciemment leur adaptation à une nouvelle réalité qui leur serait pourtant favorable. Et elles font l’économie d’une remise en question de leurs habitudes et de leurs schémas de pensée.

Une réponse positive

Une manière de répondre, ne serait-ce que pour faire prendre conscience à la personne qu’il existe des gens heureux au boulot et qu’elle peut envisager elle aussi de l’être :

– Comment ça va ?

– Comme un lundi.

– Super ! vous allez bien alors ? moi j’adore le lundi.

 

Et vous, comment ça va ? aimez-vous le lundi ?