Bilan de mon défi d'humour

Bilan de mon défi d’humour

L’exercice, dont je vous parlais dans l’article Un défi que je me suis lancé, consistant à inventer un bon mot, une plaisanterie, une histoire amusante, et ce chaque jour pendant deux semaines, est terminé.

Je veux en faire le bilan ici.

D’abord, j’ai réussi à tenir le rythme. Malgré notamment un week-end où le disque dur de mon ordinateur m’a lâchement lâché. Contrairement à ce que suggère l’étymologie de ces deux derniers mots, commune à ce troisième, « laxatif », l’évènement n’a provoqué chez moi aucun désagrément intestinal, ni dans les faits, ni dans l’expression scabreuse qui aurait pu germer dans mon esprit.

Même le mot affiché à l’écran « imminent failure » m’a semblé rigolo. En effet, j’ai entendu dans ma tête « failure » en français, « fait l’heure », qui était très à propos puisqu’il s’agissait principalement d’une perte de temps.

Pas très contraignante. Simplement, pendant deux jours, j’ai produit deux textes, l’un le matin, l’autre le soir.

Défi réussi ?

Globalement, peut-on dire que le défi est réussi ?

J’ai tendance à répondre par l’affirmative. Certes, l’hilarité n’est peut-être pas systématique chez le lecteur. C’est une question d’état d’esprit. Ce qui fait rire à gorge déployée (ou à s’en décrocher la mâchoire) un individu, peut tout juste faire sourire un autre, et laisser de marbre un troisième.

Les conséquences d’un trait d’humour sont parfois inattendues. C’est comme dans toute communication, il y a l’émetteur et le récepteur. Ce n’est pas parce que la blague est a priori excellente en toute modestie selon l’émetteur que le récepteur va forcément apprécier.

N’oubliez pas que l’humour est de la même famille que le substantif « humeur ». Et l’humeur, on peut l’avoir bonne ou mauvaise. Il n’y a que les anglais maîtrisant mal le français pour confondre les deux.

Ceci dit, l’objectif n’était pas forcément que mon lecteur se roule par terre à chacune de mes saillies, mais plutôt que j’acquière par la répétition de l’exercice cette compétence.

Je pense y être parvenu. Je me surprends de plus en plus à considérer tel ou tel évènement d’un point de vue risible, ou de voir le côté ridicule ou comique de tel personnage ou de telle situation. C’est une ressource très utile qui permet de retrouver très vite une joie de vivre surtout dans des circonstances qui ne prêtent pas vraiment à sourire.

Certes, je pense que j’avais en moi cette aptitude, qui s’est renforcée grâce à l’exercice, et en tous cas, qui est plus présente et exploitable au gré des besoins. C’est comme le vélo, ça revient vite mais il faut continuer de l’entretenir.

Des signes de l’univers

De plus, l’univers m’a testé en m’offrant cette panne informatique, qui n’a pas réussi à me déstabiliser, et m’a envoyé des signes.

Pendant la durée de l’exercice, j’ai trouvé – je cherche en permanence des citations de pensées positives pour alimenter ma page qui y est consacrée – une magnifique phrase de Francis Blanche : « Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! »

Cette citation est très amusante, mais non dénuée de philosophie. On peut l’interpréter de façon très positive ; ça peut signifier : « s’occuper des causes plutôt que de soigner les effets ».

Autre signe, une synchronicité que j’adore : j’ai publié chaque jour mon défi quotidien sur twitter. Une personne s’est mise à me suivre. Quand j’ai lu ses tweets, je me suis dit qu’elle était très compétente en matière d’humour. J’ai aussitôt cliqué sur « Suivre ».

Jugez-en par vous-même sur une de ces dernières productions :

 twitter

Dernières  remarques

Les premiers jours de mon défi, j’ai dû utiliser, la veille, l’autohypnose pour me conditionner et permettre le lâcher-prise utile à toute création. Au bout de moins d’une semaine, je n’en ai plus ressenti la nécessité, l’inventivité me devenant plus naturelle.

Les thèmes choisis doivent traduire quelque chose chez moi, qui est important et que j’aime bien tourner en dérision : l’amour, les relations de couple, les jeux de mots, le sérieux excessif, le sens de la vie. Je vous redonne le lien.

Enfin, comme pour la PNL, je confirme, dans cette petite aventure, mon amour de la langue, le plaisir du jeu de son utilisation, des mots et de leur signification variable et modulable à loisirs selon les contextes, les points de vue, les sonorités.

Que pensez-vous de l’expérience ?

Parmi les 13, quel numéro du jour du défi avez-vous préféré ?

Sur une échelle de 1 à 10, quelle note d’humour lui donneriez-vous ?

Merci de laisser votre commentaire.