le pouvoir transcendant de l'amour

le pouvoir transcendant de l'amour

Le pouvoir transcendant de l’amour

amour source de depassement de soi« L’amour, une  source de dépassement de soi« , tel est le thème du festival « A la croisée des blogs » proposé ce mois-ci par Elisandre, du blog « le royaume amoureux« . La Vie Positive se doit d’y participer, l’amour et le dépassement de soi étant deux valeurs hautement positives.

Compte tenu du titre « Le pouvoir transcendant de l’amour »  et si vous avez lu un article précédent intitulé « l’amour est plus fort que tout« , vous avez déjà peut-être une petite idée de ce que j’en pense.

Dépassement de soi, définition

D’abord qu’entend-on par dépassement de soi ? Le dépassement de soi, c’est dépasser ses propres limites. A priori, l’homme n’est pas Dieu, il n’est pas tout puissant, parce qu’il a des limites.

Limites physiques

Ses limites sont physiques : aucun homme ne peut traverser un mur, aucun homme ne peut battre une antilope à la course (98 km à l’heure), aucun homme ne peut survivre sans oxygène, etc. Même les plus grands sportifs ont leurs limites, tout en les ayant poussées bien plus loin que la plupart d’entre nous.

Limites psychologiques

Il existe aussi des limites psychologiques. Tous les humains limitent leur propre potentiel  parce qu’ils pensent qu’ils ne sont pas capables de faire telle ou telle chose. C’est ce qu’on appelle une croyance limitante. Par exemple, « je ne suis pas doué pour les langues » est une croyance limitante car elle crée une limite psychologique interdisant à celui ou celle qui l’a, d’envisager d’apprendre à parler une langue étrangère. Ce n’est même pas la peine d’essayer d’entamer l’apprentissage puisque je n’ai pas les qualités pour ça.

Limites sociales

Nous vivons en société, et notre éducation nous a fixé des limites à ne pas franchir. Il y a des choses qui ne se font pas, par rapport à la morale ou aux critères du bien vivre ensemble. D’ailleurs ces limites ne sont pas les mêmes selon la société, le pays où l’on vit. Ces limites liées aux mœurs, aux coutumes, aux habitudes restent spécifiques à une culture et sont incomprises dans une autre.

Dépasser ces limites

Le dépassement de soi, c’est donc dépasser ces limites que nous nous imposons à nous-mêmes, consciemment ou pas, ou que la nature ou la société nous dicte.

Le dépassement de soi, c’est quelque chose d’inhabituel, qui sort de la norme, qui est remarquable.

Le haut et le bas

J’ajouterais la notion du haut et du bas, du positif et du négatif. Quand on parle de dépassement de soi, on pense à un franchissement des limites vers le haut. C’est positif. On s’élève en se dépassant. Et on sort du lot. C’est toujours difficile et c’est donc particulièrement valorisant.

Le franchissement des limites vers le bas, c’est plutôt considéré comme de la transgression, de la provocation. C’est négatif. Le collégien insultant son professeur franchit les limites vers le bas. C’est facile mais moche et vain.

Voyons en quoi l’amour peut être à l’origine du dépassement de soi par rapport à chacun de ces trois types de limites.

Amour et limites physiques

On pense bien sûr aux grands sportifs, et il est évident que l’amour entre deux êtres décuple la motivation pour arriver à faire une performance hors du commun. On dit que « l’amour donne des ailes » et notamment au sportif amoureux. L’image est parlante, on voit le personnage s’envoler littéralement, ce qui est en l’occurrence un vrai dépassement des limites.

Bien sûr, il peut y avoir d’autres sources de motivation très puissantes parmi des émotions dites négatives, comme la haine ou la colère. Je ne suis pas sûr que l’amoureux transi fasse par exemple un bon champion de boxe.  Les amateurs de tennis se souviennent du mauvais caractère, des colères  contre les arbitres et les juges de lignes de John McEnroe, qui semblait dopé par tout sauf l’amour, pour remporter des victoires et dépasser ses limites.

La maman qui soulève la roue du camion écrasant son fils, est sans conteste motivée par l’amour. La force incroyable qui lui est donnée à ce moment-là provient de l’extrême peur de perdre son enfant, peur elle-même provoquée par son immense amour. L’amour devient alors un gigantesque levier.

Amour et limites psychologiques

Les croyances limitantes ne sont pas figées à jamais. Heureusement. Je crois que l’amour tient une part énorme pour transformer nos croyances limitantes en croyances positives. Et  ce à deux niveaux, l’amour que nous porte nos proches, et notre amour propre, c’est-à-dire l’amour que nous nous portons à nous-même. Pour dépasser cette sorte de limites, nous devons être aimé et nous aimer, ce qui nous donne la confiance.

Nous avons besoin, en d’autres termes, d’avoir des croyances positives sur nous-même. Nous ne pourrons dépasser certaines de nos limites qu’en croyons en nous, en nos capacités, en notre potentiel, et d’une manière générale en notre bonne étoile.

Amour et limites sociales

Il y a déjà longtemps, l’amour de la patrie pouvait être un formidable moteur et les pioupious qui en étaient détenteurs connaissaient cet incroyable dépassement de soi fait de souffrances, de luttes inhumaines, de combats contre la peur, et jusqu’à la mort au champ d’honneur.

Henri Grouès, résistant de la première heure, aurait eu 100 ans cette année. Plus connu sous le nom de l’abbé Pierre, il a souvent franchi les limites imposées par la société, par amour envers son prochain et notamment les déshérités.  Il a construit tout au long de sa vie une véritable œuvre dont la fondation Emmaüs, en agissant parfois dans l’illégalité.

Le dépassement de soi chez de telles personnes très religieuses est presque un oubli de soi au profit d’autrui. L’amour est ici très proche de la foi en Dieu. Sœur Emmanuelle, et ses chiffonniers du Caire, accomplissaient une tâche qui semblait impossible tant elle était gigantesque. « Ecoper l’océan de la misère humaine » lui paraissait insurmontable, mais elle nous expliquait : « Comme il est dit dans L’Imitation de Jésus-Christ : L’amour court, vole, ne s’arrête à rien, n’est jamais fatigué. Pourquoi ? Parce qu’il possède en lui une force, un souffle qui l’emporte : c’est son moteur !« 

L’inaccessible étoile

Le véritable dépassement de soi ne ressemble-t-il pas à cette quête transcendante tournée vers le divin et portée par ces personnes désintéressées qui sont mues par l’amour et agissent en son nom ?

Ainsi qu’à celle, émouvante et magnifique, chantée par le grand Jacques Brel :

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D’atteindre l’inaccessible étoile.

Et vous, quelle est votre inaccessible étoile ?

Connaissez-vous le pouvoir transcendant de l’amour ?

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