« Leurs Secrets du Bonheur » 3 :

Suite et fin de l’émission du mardi 20 décembre 2011 du magazine « leurs secrets du bonheur »

Apprendre le bonheur aux enfants.

Lorsqu’on a compris le processus d’apprentissage du bonheur, on a envie d’en faire profiter les enfants.

Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne, a développé une approche psychologique moderne et positive pour aider notamment les enfants à progresser, à les faire découvrir, créer, inventer, en cherchant avec eux tout ce qui leur permettra de construire leur vie et de s’y sentir bien.

Elle fait un exercice avec des enfants de 6ème dont le but est de « se sentir bien tous ensemble. » Ils sont invités à se tenir tous par la main, à fermer les yeux et à observer ce qu’ils ressentent profondément : « qu’est-ce que ça nous fait de nous sentir reliés et d’être là tous ensemble. »

Résultat positif : les enfants se sentent bien.

Commentaire de Jeanne : « On se sent relié aux autres, on se sent faire partie d’un tout. On se sent dans une communauté et intégré. Et être intégré, avoir des amis, c’est un ingrédient central du bonheur. »

Le toucher est essentiel dans l’exercice, ça stimule l’hormone ocytocine favorisant les relations sociales, amoureuses, l’empathie, l’altruisme, l’attachement à autrui même n’appartenant pas à son groupe.

Deuxième exercice : chaque enfant tire une carte au sort et doit répondre à la question inscrite sur la carte : quel est ton plus beau souvenir, qu’est-ce qui t’a fait le plus peur de toute ta vie, quand as-tu senti ta plus grande honte, quand as-tu été le plus triste de toute ta vie, etc ?

Résultat : les enfants ont du mal à dévoiler leurs émotions, certains relatent un évènement qui semble mineur ou n’osent pas répondre, ça leur est difficile. D’autres y arrivent en étant gênés.

Commentaire : « Il est très important de communiquer aux  autres ce qui important pour soi, même si ce n’est pas facile. »

Troisième exercice : Un cadeau magique.

Chaque enfant à tour de rôle chuchote à l’oreille quelque chose de très gentil à un enfant au centre du cercle qui ferme les yeux.

Résultat : à la fin, l’enfant semble épanoui, un grand sourire éclaire son visage : « ça fait plaisir, tous ces compliments, ça fait chaud au cœur. »

Commentaire de Jeanne : « on a toujours peur d’être un peu ridicule devant les autres, on n’ose pas dire des choses simples. C’est important de dire ce qu’on pense, et les vraies choses du cœur. Ca nous fait du bien à nous de les dire, et ça fait du bien à l’autre de les entendre. »

La puissance de la gratitude :

Selon les découvertes d’Ilios Kotsou, on peut augmenter de 25% son niveau de bonheur en disant 5 mercis par semaine pendant 2 mois et demi.

Sur le plateau, Martine vient remercier son papa et sa maman adoptifs présents dans le public, de l’avoir accueillie dans leur famille et de l’avoir élevée comme leurs autres enfants. Elle remercie aussi ses sœurs de cœur d’avoir accepter de partager leurs parents pendant toutes ces années.

La boîte à mercis.

La boîte à mercis, c’est la caméra du magazine « leurs secrets du bonheur », qui enregistre les mercis de personnes anonymes, en remarquant que chaque merci est relié à des histoires de vie, à des liens sociaux ou familiaux très forts.

Le filtre des émotions.

Nos émotions brouillent notre perception de la réalité. Elles sont comme un filtre à travers lequel nous voyons le monde, comme une paire de lunettes. Lorsque nous sommes en colère, les lunettes deviennent noires, et vont nous faire voir le monde et les autres en noir. Tout nous paraît agressif, on devient très réactif, tout nous énerve.

Ce que propose Ilios Kotsou, c’est d’observer nos émotions, ce qui se passe en nous, « notre colère, elle est comment ? qu’est-ce qui se passe dans mon corps, dans ma tête ? », un peu comme si on enlevait ses lunettes, et qu’on ne voit plus le monde à travers ses émotions. Mais d’abord, il faut prendre conscience qu’on porte des lunettes.

1ère étape : identifier l’émotion, prendre conscience que j’ai des lunettes,

2ème étape : je les enlève et je les observe. Je peux me mettre aussi à la place de mon interlocuteur et me demander quel type de lunettes éventuelles il porte,

3ème étape : une fois qu’on a enlevé ces lunettes, on se libère des émotions négatives, on peut choisir une autre paire de lunettes.

La révélation cognitive.

C’est ce que les scientifiques appellent la révélation cognitive. Plus de 45 études cliniques prouvent que le fait d’accepter et d’observer ses propres émotions a des effets bénéfiques sur notre vie, améliore les comportements dans différents champs, tels que l’anxiété, le stress, la somatisation. Il y a moins de visite chez le médecin, le taux d’anticorps du système immunitaire est augmenté

Expérience chez de jeunes alcooliques.

Une expérience récente chez de jeunes adultes dépendant à l’alcool, montre que ceux d’entre eux qui sont capables d’observer leurs émotions, arrivent à limiter leur consommation d’alcool et à la maintenir au même niveau qu’en temps ordinaire, contrairement à ceux qui sont incapables d’observer leurs émotions et chez qui les émotions les font boire beaucoup plus que leur consommation habituelle (67% de consommation d’alcool en plus).

  Source : Todd Kashdan, psychological science, 2010
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Votre journal des émotions.

Exercice très simple proposé par Ilios Kotsou, validé par des dizaines d’études différentes qui ont prouvé ses effets positifs et mesurable sur la santé :

Tenez un journal de vos émotions, 5 à 10 mn par jour, écrivez tout ce qui vous dérange, qui vous gêne, que ce soit une situation que vous avez vécue dans la journée et qui a déclenché en vous du négatif, ou que ce soit un souvenir désagréable plus lointain. Notez bien sans trop y réfléchir tout ce qui vous vient pendant ces 5-10 minutes.

Puis, le fait de l’avoir écrit va réveiller en vous des émotions, laissez-les venir et observez-les.

Dernière étape : changement de lunettes. Relisez-vous. « Et si je voyais cela différemment ? Et s’il y avait un cadeau derrière, un autre point de vue, ce serait quoi ? » n’attendez pas une réponse, posez-vous uniquement la question.

Refermez le journal jusqu’au jour suivant.

Faites-le 3 jours consécutifs.

Etude internationale sur le bonheur.

Ilios Kotsou, de l’université de Louvain en collaboration avec Harvard et Yale lance une étude internationale sur le bonheur et les niveaux de bonheur, à laquelle les téléspectateurs sont invités à participer sur le site du magazine « leurs secrets du bonheur ».

J’y ai répondu et j’ai obtenu un score pour mon niveau de bonheur de 8,9/10. Et vous ?

Ma conclusion sur le contenu de cette émission, c’est que, que l’on soit enfant ou  adulte, on a tout intérêt à s’exercer au bonheur le plus souvent possible et le plus tôt possible. Bien sûr, c’est aux parents de le faire avec leurs enfants. Garder en tête une pensée positive en permanence quand on éduque ses enfants n’est pas facile. On subit beaucoup d’effets négatifs qui sont autant d’obstacles pour soi et ses proches. La note des participants à l’entraînement en est révélatrice.  Mais, je ne veux pas aller jusqu’à croire qu’il faut subir un grave traumatisme pour s’apercevoir qu’on est heureux.

Qu’en pensez-vous ?