Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Tout n'est que Luxe Calme et Volupté
Tout n'est que Luxe Calme et Volupté

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Baudelaire (l’invitation au voyage)

J’ai habité neuf ans de mon enfance et de mon adolescence dans la région parisienne, non pas par choix, mais parce que mes parents enseignants y avait été nommés.

La grande majorité de ma famille est née au bord de la Méditerranée, et la mer nous a toujours été indispensable. Si bien que, aux premiers jours des vacances d’été, nous « descendions » en tractant la caravane, sur la côte dans le sud, en France ou en Espagne.

Toutes nos journées se passaient sur la plage et dans l’eau.

La Vie Positive participe avec cet article au festival « A la croisée des blogs«  du mois d’août, organisé par Quentin du blog « Les outils du mentaliste », sur le thème : « Accorder des vacances à son mental pour mieux repartir… »

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté
Accorder des vacances à son mental pour mieux repartir…

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Fin août, nous « remontions » vers le nord et nous rajoutions pull, pantalon long, chaussettes, à l’approche de la capitale.

Le Déclic

Des années plus tard, j’ai pris conscience de la vraie raison de cette baisse de moral, progressive, lente et insidieuse, inversement proportionnelle à la quantité de strates vestimentaires que nous enfilions.

J’avais une vingtaine d’années, je rentrais de vacances vers mon nouveau lieu de résidence qui était Grenoble. Je m’étais préparé psychologiquement à ressentir une certaine morosité, pour ne pas dire une morosité certaine, liée à cette fin de congés.

Et, là, au fur et à mesure que la voiture approchait, je m’étonnais de ma joie béate. Je retrouvais la nature généreuse, les montagnes majestueuses que je m’étais appropriées, le temps était magnifique, un ciel sans nuage, un air pur que j’avais plaisir à respirer à pleins poumons.

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Dans une courte introspection, je m’interrogeais : « comment se fait-il que pendant des années, j’aie été aussi triste de rentrer de vacances ? Et qu’aujourd’hui, je me sente bien, si heureux alors que je vais reprendre le boulot ? »

J’ai réalisé à ce moment-là, que ce qui me minait à longueur d’années, c’était la perpétuelle grisaille banlieusarde, la pluie, le froid et non pas le fait de travailler ou d’aller au lycée.

J’ai mis tout ce temps pour comprendre que ce n’était pas la fin des vacances qui me déprimait, comme s’il y avait un temps heureux, celui des congés, et un temps triste, celui de l’année scolaire. Mais, en réalité, c’était de retrouver l’absence de lumière.

Dichotomie Artificielle

Depuis ce jour, je n’ai plus vécu dans cette dichotomie artificielle, période de travail/période de congés.

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

J’ai la chance d’habiter une ville ensoleillée 2618 heures dans l’année, ou si vous préférez, 300 jours sur 365.

Et il ne me tarde pas, comme malheureusement beaucoup de gens, d’arriver à la date du début des vacances. Il y a un autre phénomène qui l’explique. Tous les enfants aiment les vacances, il suffit d’assister à la bruyante envolée de moineaux à la fin des classes. C’est la liberté, plus de contraintes, plus de leçons à apprendre, plus de devoirs à faire à la maison. C’est le temps des jeux et des activités sportives ou festives.

Quand on est adulte, on garde hélas le même schéma dans sa tête, qui semble normal et logique. Ce n’est plus l’école mais c’est le travail qu’on est tenu d’avoir pour gagner sa vie. Le métier est souvent considéré comme un passage obligé avec des horaires, des objectifs à atteindre. Se lever matin n’est pas toujours une sinécure. Et on n’a qu’une envie, c’est celle de partir en vacances pour décompresser et oublier toute cette routine quotidienne pas très excitante.

Métier = passion

Heureux ceux qui se passionnent pour leur activité professionnelle. Ça a toujours été mon cas, et quand mon travail cessait de me plaire, je faisais en sorte d’en changer.

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Quand on s’intéresse à son métier, on a du plaisir à se lever le matin pour l’exercer, on vit plus intensément le moment présent. On ne pense pas à la date des vacances comme un jour prétendument libérateur.

Un enfant est pressé de grandir. Il lui tarde d’avoir un an de plus pour être « grand », de passer dans la classe supérieure, d’atteindre la fin de l’année scolaire pour partir en vacances.

« Il me tarde », ça me navre

Mais je suis vraiment navré d’entendre un adulte dire qu’il lui tarde d’avoir terminé telle activité ou qu’il lui tarde d’être à telle date du calendrier.

Sommes-nous si pressés de vieillir ? Le moment présent nous est-il si insupportable qu’il nous tarde qu’il soit fini pour passer au suivant ? La vie n’est-elle qu’une succession d’instants faits de contraintes et d’obligations ? Les vacances sont-elles les seules périodes agréables, libres, reposantes, insouciantes ? Et pourquoi, ces périodes devraient-elles être de surcroit datées et planifiées à l’avance ?

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Chaque Moment Intensément

Vous le savez, ma conception de la Vie Positive, c’est que nous vivions chaque moment de notre vie intensément et en profitant le plus possible pour être heureux et épanoui.

Je n’envisage donc pas, pour ma part, une opposition entre travail et vacances, profession et congé, comme nous l’impose la société.

Toujours ou Jamais en Vacances

C’est comme si je me considérais toujours en vacances : tout ce que je fais me plaît, tous les moments de la journée sont intéressants à vivre, les repas avec ma femme ou avec des proches, les tâches ou travaux qui apportent satisfaction, les soirées conviviales ou solitaires en tête à tête avec un livre, etc…

On pourrait tout aussi bien dire que je ne prends jamais de vacances. Au sens sociétal et habituel du terme. Ce n’est plus une période particulière comme dans mon enfance où il n’y avait que le ciel, le soleil et la mer. Ce sont des voyages, des découvertes, des visites, des rencontres qui n’excluent pas forcément les activités de l’année.

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

J’entends déjà des commentaires

J’entends déjà des commentaires comme : « c’est bien beau de ne pas faire la différence entre travail et congés, mais on a besoin parfois de se ressourcer, de changer d’air, de regonfler ses batteries. »

Certes, mais on peut très bien le faire au moment où on en ressent le besoin. Quand on est malade, on se soigne. Quand on est fatigué, on se repose.

Est-ce que les moines bouddhistes prennent des vacances ?

Cette notion de vacances est un concept très occidental né dans une société qui a inventé les congés payés – je n’ai rien contre – et qui est devenu un droit.

Donc, la majorité des gens pensent les vacances selon ce schéma.

Ça me fait penser à la retraite, qui, elle aussi, est un droit, légitime et gagné de haute lutte, mais qui de fait, exclut une partie de la population. Population qui termine sa vie en maison de retraite. Personnellement, je ne veux pas devenir retraité. Je veux continuer à vivre comme maintenant, si possible en améliorant ma situation financière et matérielle, pour acquérir encore plus de liberté. J’ai trop connu de personnes à qui « il tardait d’être à la retraite », et qui sont mortes une fois l’âge atteint.

Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

Et vous, avez-vous cette même conception
des vacances que la plupart des gens ?

Vous tarde-il d’être en vacances ?

Etes-vous pressé de vieillir ?

17 pensées sur “Tout n’est que Luxe, Calme et Volupté

  • 17 août 2012 à 23 h 50 min
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    Coucou … Je partage tellement tes idées que je ne résiste pas au plaisir de commenter! C’est vrai que nous avons de la chance quand travail rime avec passion ; mais peut être aussi certains savent ils mettre de la passion dans tout travail !
    Juste un mot sur les retraités – j’en suis depuis avril officiellement . Mais qu’est ce que je bosse ! En fait, de grandes vacances ! Avec encore + de passion !
    Bien cordialement

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    • 18 août 2012 à 12 h 09 min
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      Bonjour Eric,
      Comme tu dis, on peut mettre de l’entrain si ce n’est de la passion dans toute activité. Faire le ménage sur une musique peut être créatif en termes de chorégraphie. 😉

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  • 18 août 2012 à 8 h 48 min
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    Bonjour Jean, j’habite près de la mer et je n’ai jamais voulu partir, changer de région pour du boulot, ce qui a toujours était perçu comme un signe de faiblesse.

    Bien contente aujourd’hui d’avoir tenu tête à ces personnes des ressources humaines qui vous lancent des regards hautains quand vous leur dites que vous ne voulez pas partir de votre petite ville….

    J’ai fait mon petit chemin et j’aime ma vie aujourd’hui, entre cours de math et du temps pour moi, pour profiter simplement et pleinement de chaque moment et pour rien au monde je ne changerais ce style de vie.

    zenie

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    • 18 août 2012 à 12 h 12 min
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      Bonjour Zenie,
      Ca fait vraiment plaisir de lire tes commentaires Zenie, on te sent vraiment épanouie dans ta vie de maintenant.

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  • 19 août 2012 à 19 h 20 min
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    Bonjour Jean,

    Magnifique ton article. Ce que tu dis c’est exactement la façon dont je voudrais que ma vie soit sur à peu près tous les points. Je «travaille» à obtenir ton niveau de satisfaction.

    Je ne savais pas que tu vivais au soleil presque toute l’année. Ça aide à avoir le moral et à se sentir en vacances peu importe ce que l’on fait.

    Ici, au Québec, il y a des années où il n’y a même pas d’été et où l’on a l’impression d’être en automne et en hiver toute l’année… J’exagère à peine.

    En ce moment, il faut profiter des derniers jours de l’été. Nous avons eu des beaux mois de juin et de juillet et août est assez bien. Quelquefois, septembre et octobre sont assez bons, mais plutôt frais.

    On doit se contenter de ça quand on vit ici.

    Nous sommes dans un «scénario» : j’ai hâte aux vacances! et m… il faut retourner travailler…

    La température y est pour quelque chose, crois-moi…

    Il faut avoir développé une certaine force mentale je dirais pour voir la vie différemment. Il y a bien des gens ici qui se réservent leurs deux petites semaines de vacances annuelles pour aller dans les Caraïbes en plein mois de juillet pour être «certains» d’avoir du beau temps, lorsque juin est pourri.

    Je suis d’accord avec toi au sujet de la retraite. Je ne désire pas en prendre une. Je veux faire quelque chose que j’aime tout au long de ma vie. Je n’attends donc pas ma retraite…

    Merci pour cet article.

    Amitiés,
    Sco! 🙂

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    • 22 août 2012 à 16 h 29 min
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      Bonjour Sco!
      Merci de ton commentaire.
      Amicalement.

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  • 21 août 2012 à 13 h 48 min
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    Bonjour Jean et bravo pour ton article

    C’est la passion qui fait la différence, travail, retraite (j’y suis et comme Eric profite pleinement de ma nouvelle vie passionnante)

    Mon nouvel environnement est sensationnel puisque je domine le Tage et vois la mer au loin, désolée Sco mais le soleil est pratiquement toujours au RV ici à Lisbonne.

    Je n’ai pas toujours eu la chance d’associer travail et passion mais précisément c’est en essayant de trouver quelque chose d’intéressant dans le job que j’avais à l’époque que j’ai fini par le faire avec passion , passion qui ne m’a plus jamais quittée ensuite puisque j’aimais ce que je faisais

    Tout le monde n’a pas la chance d’envisager les choses de cette façon et c’est dommage car je suis intimement convaincue que rien n’arrive pas hasard et c’est à nous de trouver un intérêt à ce que l’on fait.

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    • 22 août 2012 à 16 h 44 min
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      Bonjour Sylviane,
      Quelle ville magnifique Lisbonne !
      J’allais te dire : quelle chance tu as d’y vivre. Mais non, comme tu le dis, rien n’arrive au hasard et c’est bien parce qu’un jour, tu as eu le choix d’y aller.

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  • 3 septembre 2012 à 10 h 32 min
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    Salut Jean,

    Alors, là, je partage tout à fait.

    Bon, c’est vrai que le retour de vacances entraine toujours un petit pincement au cœur.

    Après tout, nous quittons un endroit que nous avons appris à aimer (normalement) avec un climat, une culture et autres choses différentes et sans doute plaisantes.

    Mais nous ne retournons pas pour autant en enfer (en tout cas, c’est à espérer).

    Le grooooooos hic, et tu en parles, c’est le climat.

    Ca, ça cogne sur le moral.

    Dieu sait si la lumière influe sur notre moral et le plus dur, en ce qui me concerne, n’est pas (n’était) de retrouver ma maison, mon boulot et certains clients emmerdeurs, mais le tragique, c’est le froid, la pluie et les nuages.

    Horreur encore accentuée par le fait que j’ai souvent des contacts avec d’autres blogueurs qui vivent sous le soleil (je ne les salue pas tous, hein Sylviane) et qu’ils ont toujours la bonne idée de relever qu’il fait beau chez eux.

    Et maintenant, un en plus, merci Jean (on se croise déjà chez Sco!, non?)

    Alors, rentrer de vacances et retrouver ses « habitudes » n’est pas et ne devrait jamais être un cauchemar, mais de grâce, si possible « sous le soleil » alors.

    Pas le feuilleton, mais le vrai.

    @+
    Christian.

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    • 3 septembre 2012 à 11 h 30 min
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      Bonjour Christian et bienvenue sur mon blog,
      Oui, nous nous croisons chez Sco! et c’est bien d’agrandir notre petit groupe.
      Pour revenir aux « vacances », qu’on parte ou qu’on revienne, il y a une ambiance que j’adore, c’est celle des gares ou des aéroports, symboles pour moi de voyages.
      Bien amicalement.

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    • 21 janvier 2014 à 14 h 42 min
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      Je suis entièrement d’accord. Il faut choisir le lieu où on va habiter toute sa vie avec le cœur avent tout. Sinon la joie sera difficile à obtenir.

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  • 3 septembre 2012 à 14 h 02 min
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    Rebonjour,

    Je suis venue voir le commentaire sans savoir de quel Christian il s’agissait, juste pour reparler du climat.

    Ça doit être pour ça que dans les pays où les gens n’ont rien, ils sont tout de même souriants. L’important c’est le soleil, pas la rose… quoique nous avons des immigrants qui viennent de ces pays de soleil à l’année…

    Cette année, nous avons connu un été exceptionnel : beau temps, soleil… et ça continue. On prévoit 26 degrés aujourd’hui et il fait un soleil radieux. Fin de la météo en direct de Montréal au Québec.

    Amicalement,

    Sco! 🙂

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  • 7 septembre 2012 à 21 h 43 min
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    Bonjour Jean,

    Bravo pour cette philosophie de vie.
    « Il me tarde », ça me navre. La différence entre ceux qui disent ça et toi, c’est que tu as le pouvoir d’agir et de changer quand tu commences à t’ennuyer dans ta vie.

    Beaucoup n’y arrivent pas et préfèrent rester dans une zone de confort qui leur permet de ne pas prendre de risque. Bien sûr, certains arrivent un jour à une prise de conscience et commence à changer leurs habitudes, casser les règles et suivre leurs vraies valeurs.

    On peut tous vivre la vie que l’on souhaite mais faut-il encore avoir le courage d’affronter la vie elle-même et de s’affronter soi même 🙂

    Et je te suis à 100% sur le beau temps ! Il y a une explication scientifique d’ailleurs comme quoi le beau temps influe sur notre bonne humeur grâce à une forte concentration d’ions négatifs dans l’air 😉

    Dorian

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    • 9 septembre 2012 à 17 h 31 min
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      Bonjour Dorian,
      Tu dis « quand tu commences à t’ennuyer ». En réalité, je ne m’ennuie quasiment jamais. Sauf peut-être quand je regarde un film, et que je continue à le regarder jusqu’à la fin en espérant qu’il ne soit pas le navet qu’il paraît être.
      Pour les ions négatifs, tu m’apprends que c’est la raison du bienfait que me procure le beau temps. et ça me conforte encore plus dans cette certitude positive.
      Merci Dorian de ta visite.

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      • 9 septembre 2012 à 19 h 35 min
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        Je pense que nous nous étions compris sur l’expression « quand tu commences à t’ennuyer ». Je pensais plutôt à « quand autre chose te semble plus intéressant et utile que ce que tu es en train de faire »

        A bientôt.
        Dorian

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    • 11 septembre 2013 à 10 h 19 min
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      J’ai connu effectivement ce sentiment lorsque pour le travail j’ai quitté ma région natale et me suis éloigné de la mer. C’est là que j’ai réalisé qu’elle m’était indispensable. Merci pour cette très belle page.

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      • 11 septembre 2013 à 11 h 41 min
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        Bonjour Isabelle,
        Merci pour votre commentaire.
        Moi aussi, je suis retourné non loin de la mer auprès de laquelle je suis né et ai passé mon enfance.
        Même si je ne la vois pas tous les jours (ce qui reste un objectif), je sais qu’elle es là, pas loin, et que j’y suis en un quart d’heure.

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