Les Petits Moments de Bonheur Contribuent au Bonheur

Les Petits Moments de Bonheur Contribuent au Bonheur

Les Petits Moments de Bonheur Contribuent au Bonheur

Les Petits Moments de Bonheur Contribuent au Bonheur et je vais vous le démontrer dans cet article écrit dans le cadre du festival « A la croisée des blogs » organisé en ce mois de décembre, par Marina du blog « Heureuse en amour« . Le thème proposé par Marina est : « Petits moments de bonheur au quotidien« .

Les petits moments de bonheur sont pour moi des moments d’émotions positives, telles que l’amour, la joie, le rire, le bien-être, etc.

Comment arrivent-ils, qu’est-ce qui les déclenchent ? Nous allons en décrire le processus.

Le VAKOG

Dans mon article La Carte N’est Pas Le Territoire, j’expliquais que parmi nos filtres qui transforment la réalité du monde, il y a le filtre neurologique constitué par nos cinq capteurs sensoriels. C’est ce qu’on appelle en PNL le VAKOG, sigle désignant les sens Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif.

Il y a, chez les individus, d’une manière générale, toujours le même sens qui prend le dessus par rapport aux autres. La majorité des gens – est-ce le fait que la culture dominante actuelle est celle de l’image ? – privilégient le Visuel comme canal sensitif le plus « sensible » pour mémoriser ou pour éprouver des émotions.

Tous les canaux sont en fait utilisés et participent à la mémorisation et à produire les émotions, hiérarchisés dans des ordres différents selon les situations ou les expériences vécues. On pense au canal olfactif de Marcel Proust avec la madeleine, dont l’odeur est imprimée à jamais dans ses neurones cérébraux, et qui provoque, à chaque nouvelle perception, la même émotion particulière liée à ce souvenir.

Je pense que chaque instant de sa vie où Marcel Proust sentait cette odeur de madeleine, était pour lui, un moment de bonheur.

Nous fonctionnons tous de cette façon. Nous retenons une expérience, qu’elle soit négative ou positive, par l’intensité des émotions que nous y avons éprouvées.

Quand les émotions sont positives, nous les vivons comme des petits moments de bonheur.

En revanche, les émotions négatives trop souvent répétées empêchent le bonheur. Cette idée a été développée dans les articles consacrés à l’émission leurs secrets du bonheur 1, 2 et 3.

Canal Auditif

Personnellement, mon canal auditif prédomine souvent : je me souviens avec tendre nostalgie des réunions familiales du réveillon de Noël, où avec mes grands-parents, mes oncles et tantes, mes cousins, mes sœurs et mes parents, nous étions attablés autour du repas de fêtes. Je ne me rappelle pas le goût des aliments, ni les décors, mais les chansons que nous chantions à pleins poumons. Dès le dessert, mon grand-père paternel se mettait debout et, levant son verre, entonnait toujours le même air en un espagnol de sa recomposition. Mon père et mon oncle se levaient de même et faisaient le contre-champ. Suivait tout un répertoire de chants, connus par cœur et repris en chœur.

Il suffit que je me remémore ces souvenirs d’enfance, et ils me déclenchent à nouveau les émotions ressenties, d’amour, de joie, de chaleur conviviale. Ces petits moments de bonheur sont devenus grands, et ont contribué à construire mon bonheur d’aujourd’hui.

Toujours dans le domaine auditif, un air d’opéra déclenche chez moi le paroxysme de l’émotion, particulièrement  quand il est interprété par Pavarotti. Il s’agit du morceau « E lucevan le stelle » dans la Tosca de Puccini. C’est court, mais d’une beauté incommensurable. Je ne m’explique pas vraiment le phénomène, mais je sais très exactement qu’à un instant précis et identifié, je ne vais pas pouvoir retenir un sanglot. C’est systématique, c’est ancré dans mes neurones. Ce moment de bonheur est petit par sa durée, mais grandiose par son intensité, proche de l’extase.

L’explication réside sans doute dans l’histoire vécue par le héros qui, avant d’être exécuté, se rappelle un instant merveilleux avec sa maîtresse et crie son amour de la vie.

Ecoutez cet air sur cette vidéo. Vous me direz ce que ça provoque en vous.

Moments de Grâce

Un petit moment de bonheur, ça peut être aussi un moment de grâce où l’on aime une scène émouvante d’un film, où l’on prend un plaisir intense à suivre une pièce de théâtre, où l’on est bouleversé devant la beauté d’une œuvre d’art, ou simplement bouche bée face à la splendeur généreuse de la nature.

J’ai vécu cet état il y a quelques années en faisant de la voile. Au large de Port Camargue, il y avait très peu de vent, et mon coéquipier me propose d’arrêter la navigation.

Pas un bruit, pas un souffle. Un calme et une paix quasi-mystique. Un ciel bleu pur, une mer d’huile, les bâtiments tout petits au loin sur la côte. Je ressentais une plénitude, une harmonie parfaite, une sorte de béatitude, le sentiment d’être à la fois tout petit dans l’univers et en même temps couvé et protégé par une puissance supérieure.

Il me semble que Lamartine devait avoir ressenti ces mêmes types d’impressions quand il a écrit :

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Ce qui rend plus intense encore le bonheur de ces petits moments, c’est de les partager avec des proches. Encore mieux avec l’être aimé. On est alors vraiment à l’unisson, on vibre en même temps, on est « sur la même longueur d’ondes » comme dit l’expression populaire.

Multipliez les Moments de Bonheur

Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur.

Stendhal

Stendhal l’avait bien compris : le fait de multiplier les petits moments de bonheur augmente le bonheur.  Les émotions positives nous font du bien. Le rire en est une et j’avais montré tous ses effets bénéfiques dans Riez et vous irez mieux. La pensée positive que je préconise peut engendrer des émotions positives. Et ainsi accroître le bonheur.

Et vous, êtes-vous heureux ?

Vivez-vous au quotidien des émotions positives ?

Pensez-vous, comme moi, que les petits
moments de bonheur contribuent au bonheur ?